Slow End
Special Low Frequency Version
Où la musique est en voie de disparition
Omega

Avis des chroniqueurs

EyeLovya
Note

Informations

Première édition
2017 (1 x 12in)
Label
Musicfearsatan
Avec
Kris : guitare
Damien : claviers, samples
Pierre : basse
Thomas : guitare
Slo : chant
Tracklist
1. What I saw
2. Alpha temple
 

HKY (France)

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Post hardcore

Chronique par EyeLovya, le 21 mars 2017
(307 lectures)

Petit mot d'adieu que voilà, ce Omega a été annoncé comme la dernière sortie d'HKY. Pour être tout à fait honnête, je n'avais jamais rien écouté d'eux jusque là, et je me vois plutôt attristé malgré ça par ce disque terminal qui est une très belle surprise mais aussi une horriblement courte surprise : le post-hardcore, c'était déjà un objectif douteux en 2009 comme le signalait notre ancien collègue dans sa chronique, mais toujours est-il que c'est un style qui demande du temps pour nous installer comme il faut dans son humeur, alors plier sa lettre de démission de post-coreux en douze minutes, ça fait un peu petite chaudasse du samedi soir qui disparaît après s'être frotté en cuillère à vous pendant un quart d'heure, laissant désir animal frustré et gonades douloureuses.

Surtout que ça n'est pas comme si c'était du boulot bâclé, What i saw débarque comme une sorte de Neurosis filmé par Carpenter, massif comme une montagne, mêlé aux arguments synthétiques de Dirge qui projettent les paysages de planètes colonisées de bases spatiales, un peu facile sur le papier, mais l'austérité est là, pas la moindre couleur, pas l'ombre d'une mélodie, la rigueur est...de rigueur, et pourtant le chant protéiforme, majoritairement clair sur ce titre, évolue sans ligne définie, à la David Byrne sur Remain in light, porte vraiment l'ensemble sur ses petites épaules, l'empêchant de raser le sol en permanence. Ce dernier point justifie l'emportement plus classique mais toujours aussi efficace de la dernière partie du titre en question, explosion brève de violence comme un extrait du Vilagvege de Rorcal.

Le deuxième et donc dernier titre de leur carrière hésite d'abord entre bon vieux Unearthly trance des familles et plans dissonants à la Indian, pour repartir finalement sur le (post-)hardcore martien, désespéré, frustré, et nettement plus agressif que le premier titre, pour couper soudainement en plein climax de défoulement par procuration, une bonne fois pour toute qui plus est.

Bah merde les gars, c'est pas cool de nous faire ça...

Omega en trois mots : curiosité, plaisir, frustration




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