Slow End
Special Low Frequency Version
Ode aux crématorium
Whitehorse / Upyr

Artistes participants au disque

WHITEHORSE Web
UPYR Web

Avis des chroniqueurs

gulo gulo
Note

Informations

Première édition
2017 (1 x 12in)
Label
Vendetta
Avec
WHITEHORSE
Pete McLean : basse
Scott Viney : batterie
Brent Stegeman : guitare
Sean Hinds : guitare
David Coen : bruits
James Rushford : alto
Judith Hamann : violoncelle
Lizzy Welsh : violon
Peter Hyde : voix

UPYR
Mora : basse
Veles Pan : batterie
Spasm : guitare
Vedmak : guitare
Brodnik : voix
Tracklist
A Whitehorse - Settled Dust
B1 Upyr - Rise of the Mighty Tyrant
B2 Upyr - Webs of Sorrow
 

Chroniques de splits et de compilations


Traditional doom Doom death Drone doom

Chronique par gulo gulo, le 04 mars 2017
(534 lectures)

Le disque vigoureusement metol que voilà...

Première face, et plus étonnante, si subrepticement soit-il : Whitehorse goes metal. Whitehorse goes gros doom-death, là où ils se rejoignent, lui et le drone-doom, dans la quasi-immobilité, et parlent entre patapoufs de trucs de patapoufs, même si au début, parce qu'ils sont Whitehorse quoi qu'ils fassent, on entendra gargouiller de ces petits bruits des royaumes sous la croûte terrestre, de cette sorte de grouillement comme de centaines de chauve-souris, bien typiques de mes troglodytes préférés du war-metal en métabolisme ralenti - et du solennel, encore, empreint avec une réussite inattendue d'une réelle solennité doom à l'ancienne, dont la conclusion logique se produit logiquement, malgré notre incrédulité : les violons. Lesquels viennent peindre un long et grandiose finale cinématographique au morceau, en égales part élévation et menace ample et non identifiée, comme une longue et lente ascension à travers le cratère d'un volcan, vers une lumière blanche dont on ne sait quelle violence ni quels carnages elle réserve, menace qui finit par saturer le stoïque roulement de batterie qui dure depuis le début du morceau... Whitehorse en résumé : quoi qu'ils fassent, ils finissent toujours par faire peur. Puis, quoi qu'ait pu être l'horrible fin cosmique visée par ledit rituel, celui-ci s'achève et les officiants se retirent comme ils sont venus, en lente et méthodique procession, laissant entier derrière eux le mystère de ce qui s'est accompli devant nous.

Deuxième face : Upyr, on fait pas pire - dans le genre übermetal ; un pied dans le champ clos de l'ultra-metal tendance stoner-doom, où maraudent les Horn of the Rhino et autres fans, généralement espagnols, de Down, Celtic Frost, Entombed et High on Fire ; l'autre dans la grotte de l'ultra-evil, death sub-pachydermique, par endrois délicieusement gluant, et lacéré avec parcimonie, juste quand il faut pour bien enflammer, de black metal de harpie (dans les glapissements duquel on croit reconnaître, parfois, celui superlativement flippant de Peter Hyde) ; une sorte de cousin des inconstants Lair of the Minotaur, avec une plus grande prédilection pour le vocabulaire des musiques sabbathiques ; ne s'interdisant rien du moment que ça mord, griffe et barbouille de gras de gibier fraîchement occis, avec une sinistre jovialité qui donne envie de les faire parrainer par Horse Latitudes, malgré une folie bien plus timide que chez les Finlandais - car, justement, Upyr font preuve ici d'un sens de l'héroïsme mystique à monosourcil quasi-Finlandais, héroïsme solennel qui, donc, procure l'harmonie de ton qui est peut-être la seule raison sur laquelle repose qu'on croie entendre, par éclairs, la voix de harpie superlativement flippante de Peter Hyde se mêler aux shrieks de Brodnik - et fait de ce split un bon split, aussi solide quoiqu'un cran en-dessous de l'illustre Primitive Doom Metal (on est en famille), et ce malgré la légère arythmie cardiaque, passagère, que peut engendrer le premier riff d'Upyr, venant juste après la mystique "Settled Dust".

Une manière de peplum tragique et brutal, un peu dans le goût de l'Inferno d'Entombed, un peu pompier et quasi-heavy çà ou là (on parle tout de même de Bulgares, concernant Upyr, donc de voisins de Root, de Drakar et de Tormentor : les complexes et les parapluies dans le fondement ne sont pas dans la culture de cette région du globe) mais tout de même suffisamment cimmérien (on finit même par penser plutôt à Herscher qu'à High on Fire, et à leurs sombres scènes du centre de la Terre) pour faire son petit effet de terreur préhistorique.

Whitehorse / Upyr en trois mots : doom, des, cavernes




Facebook 

Commentaires des lecteurs pour ce disque

Aucun commentaire actuellement pour ce disque