Slow End
Special Low Frequency Version
Bientôt, dans une cigarette prêt de chez toi
Scriptures of Grief

Avis des chroniqueurs

Krokodil
Note

gulo gulo
Note

Informations

Première édition
2017 (1 x Digital)
Label
Sentient Ruin Laboratories
Avec
Robin Van Oyen : alles
Tracklist
1. I
2. II
3. III
Remarque
De loin, j'ai cru qu'il y avait écrit "Grief" sur la pochette. Ah mince, c'est le cas.
 

GATEWAY (Belgique)

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Doom death Industriel

Chronique par Krokodil, le 14 février 2017
(280 lectures)

Robin Van Oyen, en plus d'aimer le doom, le death, et le doom death dans leurs dimensions punitives propres, a également l'air d'aimer le punitif dans sa dimension fondamentale et fonctionnelle de base. Celle qui marque la chair. Celle qui souille l'esprit. Celle qui laisse des ruines derrière son passage. "Le plaisir de la sanction", pour faire simple. C'est-à-dire le plaisir de l'infliger et d'en observer les conséquences, comme un bon pervers misanthrope curieux de nature. Le plaisir de vous broyer les membres avec des outils hérités de civilisations anciennes, et de pas travailler au centimètre près. Le plaisir de faire des allers-retours sur votre pauvre petite carcasse toute écrabouillée avec son panzer constitué de restes de cadavres. La Leatherface-mobile, bien optionnée évidemment. Et surtout, le plaisir de faire durer le plaisir, sans ne jamais amoindrir l'intensité de la douleur qu'il inflige : rigoureux, constant et invariable. Le porc sadique, quoi. D'ailleurs, question sadisme, Gateway, on a bien envie de le confiner dans le même secteur que ses confrères de Symphony Of Grief, Ævangelist et Encoffination. D'autres porcs aux méthodes d'exécution relativement industrielles, et dont la rentabilité génocidaire est là aussi toute industrielle. Au-delà de la cadence de frappe, ça doit beaucoup à la reverb, tiens. Un instrument à part entière ici. Donnant aux percussions cette résonance proprement infernale. Peut-être pas (certainement pas) une volonté de nuancer, voire d'atténuer la forme de l'agression. Peut-être (certainement) davantage la volonté de la contextualiser. De lui donner une forme palpable - et irrespirable tant qu'à faire. Celle d'un charnier à ciel ouvert, de tranchées inondées par toute sorte de fluides corporels, d'une atmosphère saturée de pourriture et d'humidité, quelque chose de chaud, de tendre, de nauséabond et de moite : quelque chose d'intestinal. Tout simplement. Cette reverb et cette "voix", lointaine mais bien menaçante, c'est un peu le boogey-man du disque, le monstre difforme à l'haleine fétide, la personnification de la pestilence, la liquéfaction des tissus incarnée. Imaginez seulement de quelle immonde caverne pharyngienne elle peut émaner, cette pestilence, de quelle gueule béante et affamée elle peut sortir. Avouez seulement que la chose fout un peu la chocotte. La dimension d'une étoile et l'appétit d'un ogre dévoreur de civilisation. À peu près. 

 

 

Scriptures of Grief en trois mots : machinal, putride, addictif




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