Slow End
Special Low Frequency Version
Da frenchcosmic touch
Recurring Times of Grief

Avis des chroniqueurs

Derelictus
Note

Informations

Première édition
2009 (1 x Cd)
Label
Autoproduction
Avec
Kevin McCosley: basse
Gary Byrne: batterie
Pauric Gallagher: guitare, chant
Tracklist
01 - Stir of Echoes
02 - Veil of Despair
03 - The Sacred Heart is Bleeding
04 - Weeping Willows
 

DECAYOR (Irlande)

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Doom death

Chronique par Derelictus, le 04 février 2017
(217 lectures)

Rustre et mal embouchée, la dernière livraison en date des irlandais du Decayor recèle en elle tout ce que l’on pouvait attendre d’une formation évoluant dans les sphères du doom death metal à la fin des années deux mille. C’est évidemment empreint d’un classicisme faisant de temps à autres des clins d’oeil aux glorieux aînés des années quatre vingt dix en provenance de la perfide Albion, avec, pour ce faire, les riffs qui traînent la patte, des petits instantanés aux arpèges pour faire comme les frères Cavanagh, avant leur période d’adoration pour Roger Waters et Radiohead, et des passages au chant clair, histoire d’avoir l’alternance de rigueur inhérente à ce style, et comme il se pratiquait il y a une petite dizaine d’années. Bien entendu, il est évident que nombreuses furent les formations à verser dans ces schémas de compositions avec plus ou moins d’inspiration et de réussite. Sauf que si l’on trouve ceci ici, il y a tout de même un côté attachant chez Decayor, et, surtout, nous sommes loin d’une certaine mièvrerie inhérente aux mauvais clones de Saturnus qui ont germé à cette époque, car le trio sait, et ceci avant toute chose même, mettre en avant ses effluves métalliques. Et c’est là qu’il faut quelque peu s’intéresser au line-up, puisque l’on retrouve ici un certain Pauric Gallagher, qui officiait ici dans l’une de ses premières formations, quelques temps avant de rejoindre Mourning Beloveth, ce qui n’est pas un hasard, et bien avant de former Malthusian. 

L’on reconnait bien ici la patte du musicien, qui est sans doute pour beaucoup dans le renouveau de Mourning Beloveth depuis son intégration, comme en attestent les deux derniers albums du quintet, et dont on sent bien tout le potentiel sur cette réalisation. Ce sont justement ses influences assez variées qui donnent à Decayor ce petit plus par rapport à tant d’autres. En effet, l’on a ici des compositions où la mélancolie est souvent tempérée par quelques accès de fureur, souvent dans un registre black/death metal, là encore ce n’est pas anodin - et un titre comme Godether n’est sans doute pas une erreur de parcours -, qui donnent une coloration bien plus rêche à l’ensemble. Car entre ses aspérités mélodiques, il y a aussi tout ce travail de sape et d’inconfort dont est tout autant capable le trio. Et c’est dans ce va et vient que l’on tenait une personnalité assez intéressante, ce d’autant plus que les irlandais ne s’interdisaient pas grand chose dans l’agencement de leurs titres, ce n’est pas non plus de l’avant-gardisme inopérant, mais bien un groupe assez respectueux de ses racines. Ces dernières ne sont d’ailleurs pas uniquement ancrées dans un certain dogmatisme métallique, mais relatives à cette île, et cela se transpose aussi bien dans ce côté un peu résigné de l’ensemble que dans ces accélérations en ternaire avec le poignet folk qui va de paire avec ces dernières. Au final, ce Recurring Times of Grief fait bien son office, avec ses côtés rustique et pataud qu’on pourrait presque rapprocher des débuts de My Dying Bride, sans évidemment les velléités miltoniennes et gothiques des anglais.

Recurring Times of Grief en trois mots : glaiseux, râpeux, messéant




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