Slow End
Special Low Frequency Version
... et voilà pourquoi les limaces sont plus doom que toi
Ouija

Avis des chroniqueurs

EyeLovya
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gulo gulo
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Derelictus
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Informations

Première édition
2017 (1 x Cd)
Label
Heavy Psych records
Avec
Virginia Monti : chant
Mark Greening : batterie
Greg Elk : guitare
Carl Geary : basse
Tracklist
1. Intro
2. Dead
3. Drawing down the moon
4. Ouija
5. Mind funeral
6. A world of darkness
 

DEAD WITCHES (Angleterre)

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Traditional doom Stoner

Chronique par EyeLovya, le 30 décembre 2016
(546 lectures)

Ce type de doom représente tout ce que je méprise dans ledit style, autant que ce soit clair dès le départ, et qu'on n'aille pas m'accuser de bashing gratuit : cette chronique, je la fais pour vous, chers lecteurs, vous qui valez bien mieux que ce Ouija et qui avez mille autres manières de perdre votre temps qu'à l'écouter.

Dead Witches c'est le dernier projet de ce loup-garou de Mark Greening, fondé avec sa petite amie Virginia Monti (chanteuse de Psychedelic Witchcraft, inconnu au bataillon), dans le but de montrer à ce bâtard de tonton Lee qu'il n'a pas besoin de lui ni de personne pour taper dans le lourd et l'occulte. Échec total. TOTAL.

Tout est mollesse et décérébration télévisuelle, la plus énervante qui soit, déjà dans ces riffs en joués en dilettante (R.I.P. Greg Elk, décédé fin octobre 2016) qui ne sont, sauf rares exceptions, que des suites lambda de powerchords maigrelets, une énorme tare de composition qui est précisément le même défaut que l'ennemi numero uno : With the dead, à ceci près qu'eux, au moins, avaient la puissance du son comme unique intérêt. Franchement, je ne comprends même pas comment un mec qui a un tout petit peu roulé sa bosse dans le milieu et un tout petit peu accompagné quelques uns des meilleurs disques du style, encore aujourd'hui, peut tolérer une musique aussi balisée et chiante.

Élément de réponse dans la présentation, il y a sa meuf dans l'histoire, qui, on y reviendra, est, comme malheureusement craint, le truc le plus insupportable dans cette musique. Et qui a un peu vécu connaît les concessions douloureuses que l'on peut faire pour sa moitié, et peut imaginer la tendresse exponentielle qu'on lui créditerait aveuglément quand elle n'aurait que 24 ans et lui bientôt 40.

Pourtant même Mark paraît ne pas y croire, comme s'il jouait gentiment sans y penser en regardant une énième fois L'exorciste à la télé pour passer le temps. Quasiment en permanence sur la ride, sans même prendre la peine d'appuyer un peu les riffs dans leur potentielle lourdeur, ses petits breaks classiques sur les toms, on est en terrain plus que connu et désert de tout feeling.

Et puis donc Virginia, la petite italienne. L'oreille curieuse que j'ai jeté à Psychedelic Witchcraft m'aura laissé un souvenir plutôt agréable, frais et fleuri en fait, rien de doom, plutôt du rock fin 60's avec une teinte giallo pas dégueu, mais que nenni ici. Il est possible que j'exagère un poil avec la piste instrumentale, après tout il n'y a rien qui ne puisse être illuminé par un chant adéquat, mais on passera bien à côté pour cette fois : Virginia chante au travers d'une overdrive et force sur sa voix, ce qui ne donne rien de menaçant mais plutôt quelque chose d'agaçant comme les auditions de la Nouvelle Star quand les jeunes filles en font des caisses pour rien, sans oublier que c'est encore plus inadapté dans le doom. Ajoutons à ça des mélodies interchangeables sans la moindre stimulation des aires de mémorisation du cerveau, et on obtient le meilleur résumé de Ouija, tout ce délire d'imagerie et d'influences de sorcellerie, de films d'horreur et tout ce teasing internet pour attardés (heaviest occult psych superbeast to see light this year, Dead Witches will take you to another world, rien que ça) pour que ça se conclue sur cette daube (dis-je avec une grimace de dédain) ?? Tssss... sans l'argument vente Mark Greening, ce groupe comme les mille autres serait passé totalement inaperçu et ç'aurait été aussi bien pour tout le monde.  

Ouija en trois mots : plat, dechez, plat




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