Slow End
Special Low Frequency Version
Les meilleures sont les plus longues
Pantheist

Avis des chroniqueurs

gulo gulo
Note

Informations

Première édition
2011 (1 x Cd)
Label
Grau
Avec
Ilia Rodriguez : guitares, voix
Mark Bodossian : basse
Kostas Panagiotou : voix, claviers
Pepijn van Houwelingen : guitares
Sterghios Moschos : batterie
Tracklist
1. One of These Funerals
2. Broken Statue
3. The Storm
4. Be Here
5. 4:59
6. Brighter Days
7. Live Through Me
 

PANTHE¤ST (Belgique)

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Atmospheric doom

Chronique par gulo gulo, le 12 février 2016
(664 lectures)

L'état de grâce. Ce panier à côté de quoi impeccablement mettent Katatonia et Anathema, album après album depuis des lustres, en tentant de faire dans la gracieuse absence de bourrelets d'un quasi-rock - trop imprégné pourtant de leur épaisseur congénitale pour mériter le nom plein, au moins pour qui n'inclut pas le sirop de glucose FM dans le rock.

Faire du soft rock sucré-dépressif n'évoquant que ce qu'il y a de plus tartinouille dans le registre - les Cure à partir de The Head on the Door, le Joy Division d' "Atmosphere" ou "Love will tear us apart", Dead Can Dance, voire Michel Berger dans les moments les plus fous... et d'adaptable à l'humeur d'un gros cœur d'ours émotif... N'en exprimer que la grâce : élégiaque, laiteuse, céleste ; au point qu'une fois ne fait pas loi j'en emploierais au sens propre le terme "aveuglant", tant ce massif sentiment mystique m'en fait chaque fois oublier que l'album n'est pas si purgé de son metal que je veux me le rappeler, ni exempt des pures fantaisies progressives que l'on a davantage tendance à associer au court en souffle Journey Through Lands Unknown.

Toute considération est accessoire, du reste, au regard du fait que cet album judicieusement nommé campe Pantheist à son plus pur, candide, nu, affranchi de toute gêne ainsi qu'il l'est de tout devoir d'allégeance, autre que son bon plaisir, à aucuns codes du doom death, sinon ceux qui définissent Pantheist seul ; dans toute la gloire de sa sentimentale grandeur de naïveté, toute la fleur de sa bonté de pâtre grec tenant séance d'empathie, tous les jours de l'éternité, là-haut sur la colline sous son olivier légendaire ; son orgue toujours aussi clément, compréhensif, hospitalier, dissimulant modestement ses colossales proportions, jamais avare d'un étrange conte apte à vous éclaircir les cieux de l'âme, toujours plein d'allant à l'idée de vous regonfler le cœur de tout son air pur.

Bien entendu, afin de convenablement recevoir cet extrait d'amour pur qu'est "Be here", puisque c'est principalement là que se nichera - cristallisera - le problème pour la plupart, il convient d'être au clair et sincère avec ses propres besoins, et sa foi, en ses semblables et en le divin, ce qui est la même chose.

Pantheist en trois mots : crÚmeux, immense, fleuri




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