Slow End
Special Low Frequency Version
Da frenchcosmic touch
Marijuana

Avis des chroniqueurs

gulo gulo
Note

lucas
Note

Rocky Turquoise
Note

Informations

Première édition
2016 (1 x Digital)
Label
Autoproduction
Avec
Inconnu
Tracklist
1. Jammer
2. All Day
3. Assassin
4. Ever
5. Streets of Rage
6. Hollow
7. Legalise It
8. October
9. Natas
10. Manitoba
 

DOPE SMOKER (Angleterre)

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Stoner Grunge Dub

Chronique par gulo gulo, le 10 février 2016
(931 lectures)

Au vu de... tout ce qu'il y a à voir, avant d'écouter, cet album de Dope Smoker, même si par accident l'on venait à ne pas confondre le groupe avec Dopefight, en tout état de cause il est presque fatal de penser que le groupe, lui, va se confondre avec Dopefight - son aliment principal affiché n'étant pas réputé affûter ni réveiller le cervelet, et qu'il ne saurait que jouer du weeddoom bien fastidieusement potache.

Quelle surprise, alors, à l'écouté. Ce mélange, salissant comme la montée d'une nouvelle drogue de synthèse de provenance totalement non-tracée et aux effets non-balisés par l'Office des Grandes Randonnées, non plus qu'il n'est souhaitable d'en connaître l'exacte nocivité à long terme sur les organes - entre la tradition concentrée dans cette voix plus ozzique que nature et ces riffs bongzilliens qui sont pareils à un cul-de-sac sans l'entrée, et la chimie moderne cent pour cent artificielle de ce son dégueulassement confortable et moelleux qui procure l'extase d'une bonne plongée en brasse langoureuse avec les dauphins dans la cuvette des gogues, chaude et jaune comme un flash, ou dans la saumâtre eau du bong pas changée depuis une semaine... Depuis le premier Queens of the Stone Age, n'avait-on pas entendu si maladivement sensuel, si lisse à en craquer partout de malaise auquel ne se peut opposer aucun refus - il faut dire, aussi, que la chose en retient et restitue également, çà et là presque subliminalement, les relents de pop toxique, d'angélisme chimique, de copulation lysergique - bien cachés sous les airs candides de ces morceaux-camisoles, d'avoir chaque fois tout dévoilé de leur programme à même pas la moitié de leur premier riff.

Un album pareil, ce n'est pas votre cerveau, mais la totalité de vous qu'il change en gros paquet de coton hydrophile tout gonflé et ronronnant de cotonne satisfaction. Pour ainsi dire Buzzov*en et Weedeater devenus les deux faces du même être hermaphrodite qui se baise aussi languissamment que pourtant fébrilement en ricanant et ondulant, tout le jour et toute la nuit durant. Un puissant anesthésique sous forme digitale, voilà ce qu'est Marijuana. Et à part ledit premier album d'Oliveri et Homme, et quand bien même comme il est de règle avec toute expérience stupéfiante, vous finirez à force de vous abîmer dedans par distinguer toutes sortes de remous dans ses glauques profondeurs, telles que des relents du Nirvana le plus morbide que vous pourrez trouver sur Bleach ou Incesticide, de Lysol ou de Temples of Boom - il n'existe guère de réel équivalent à ce genre de dangerosité pour la conscience et la volonté, de produit qui prône ouvertement le recours illimité aux paradis faciles et la damnation accueillie à bras grands ouverts et de plein gré ; hormis un certain Dirt. Croyez-le sans faute, vous verrez bien à quel point Marijuana est tout aussi spectral que lui sous son crémeux grésillement, et tout aussi coupants sont ses longs coups de langue râpeuse.

Marijuana en trois mots : obsÚdant, lascif, malfaisant




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