Slow End
Special Low Frequency Version
Larvé jusqu'à la moelle
Double Impact

Avis des chroniqueurs

Krokodil
Note

gulo gulo
Note

Informations

Première édition
2008 (1 x Cd)
Label
Autoproduction
Avec
S.A.S 2 Belzemouk : guitare, chant, clavier
Guignol : basse
Vinnie Smegma : batterie, clavier
Tracklist
1. Karate Tiger (intro)
2. Bloodsport
3. Le Grand Tournoi
4. Kickboxer
5. Cyborg
6. In Hell
Remarque
Sortie double LP chez La Gueule du Ciel Records.
 

SUPER TIMOR (France)

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Sludgecore Freak doom Punk rock

Chronique par Krokodil, le 08 février 2016
(694 lectures)

Cte bon vieux sludge de schlag qui sent le réformisme à la française... Le culturisme ultrasick et la culture Z dans le même album. L'objet-saint (ou pas) ennemi de l'objectivité et des statistiques. Quantifier la dose de macabre et le potentiel humoristique de pareille cochonceté ? Quelle idée. Fatalement, arrive un moment où les frontières se brouillent, où il est presque impossible de distinguer une simple farce du coup de grâce qui va te faire dégueuler tes intestins de douleur. Le moment où tout bascule. L'élément déclencheur qui transforme un sketch de Groland en potentiel snuff movie, et qui annihile une bonne fois pour toute les notions de genres, de limites et de métissages (tous ces sujets qui passionnent tellement le vieux con de base, quoi) pour en introduire une autre : la sorcellerie. Car sorcier, il fallait l'être un minimum pour accoucher de cet abominable Double Impact ! Alors certes, au début, on se fend la gueule. L'argument JCVD (c'est qu'on (sous-entendu moi, j'avoue) préfère Double Team à Double Impact ; Dennis Rodman, quoi), les synthés Lucio Fulci-esques, les fuzz pitchés à fond la caisse qui font vuvuzela-megadrive, le Kickboxer tiré des Zinzins de l'Espace... Forcément y'a quelques raisons de penser que ces messieurs se sont foutus de votre gueule. Gentiment mais sûrement. Alors qu'en vrai, ma foi... ces messieurs, ils se sont copieusement, royalement, magistralement foutus de votre gueule. Très vite, en l'espace de deux-trois bons gros accords pas drôles du tout (Abandon ? Burning Witch ? Khanate ? Guy Georges ?), les mecs te plombent l'ambiance pop-corn devant les aventures de David Vincent, mais du genre salement, pour te la faire torture-porn, et te coincer la caboche dans la cuvette des chiottes pour une séance d'apnée prolongée. Ce qu'il en sort, à part la merde et la puanteur des canalisations ? Le groove diabolique d'un Charlie Watts période Beggars Banquet, l'écho d'un xylophone qui résonne au fur et à mesure que tu sombres dans les abysses, les crécelles - soit la chose la plus blasphématoire qui soit en ce monde - du Noothgrush avec des Moog à la place des guitares, du Noothgrush doublement nocif donc, et du Monarch en plus absurde et en plus jusqu'au-boutiste (du moins plus absurde de jusqu'au-boutisme, et plus jusqu'au-boutiste dans l'absurde... si déjà)... Au final de tout cet étalage de choses passablement non-humoristiques (vous savez, la question sur les dosages, finalement la réponse est évidente), on réalise qu'on nage en plein film d'épouvante. Ou en plein cauchemar. Ou en pleine crise délirante. Le truc qu'on arrive pas bien à saisir, à déterminer, le genre de terreurs nocturnes qui te laissent paralysé et muet dans un marais de sueur. 

 

Double Impact en trois mots : grotesque, glauque, génial




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