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M.K. Ultra

Artistes participants au disque

UNEARTHLY TRANCE Web
SUMA Web

Avis des chroniqueurs

gulo gulo
Note

Informations

Première édition
2010 (1 x 12in)
Label
Throne
Avec
Jay
Darren
Ryan
Rick
Jovan
Johan
Peter
Tracklist
1. Sleepwalking Through a Maze
2. Victim No 581
3. Six Months of Treatment
Remarque
version cd incluse
 

Chroniques de splits et de compilations


Sludgecore Psyché Noise

Chronique par gulo gulo, le 15 janvier 2016
(462 lectures)

Moquez vous de moi à gorge déployée s'il y a lieu : j'ignore tout à fait à quoi réfère le titre de ce disque. Paresse journalistique ? Inintérêt caractérisé pour la meurtrologie de masse ? Je sais seulement avoir croisé déjà le nom sur un disque de MZ.412, ce qui étaye encore les résonances imaginaires qu'il trouve en moi, relatives à une hypothétique secte portée sur le suicide de masse,ou le terrorisme satanique, à un tueur en série - quant à la pochette, elle renvoie, dans des contrées guère éloignées, à des zones d'expérimentations militaires interdites, entre Zone 51 et Échelle de Jacob, et à des doctrines d'avant-garde fasciste clandestines. Que du sympathique.

Et figurez vous que, à l'écoute du disque, je suis déchiré entre la curiosité, l'envie d'aller éclaircir ce mystère - et celle de le préserver entier. Car tant les thèmes ci-énumérés, qui tous gravitent autour du mystère et du secret terrifiant, que l'ignorance tout aussi peu rassurante ou moralement confortable de ce dont il retourne du point de vue critique ou du moins écoute informée, seyent parfaitement à Unearthly Trance, qui en sont chaque fois qu'ils le souhaitent c'est à dire très souvent, au moins sur les morceaux qu'ils réservent au hors-album, l'incarnation musicale... tangible, si j'ose dire - du mystère, du trouble, du fantastique, de l'impalpable, du fuyant, du brouillé, du louche et du pas franc.

Cela, on le savait déjà pour en avoir entendu la preuve sur de nombreux disques dont justement un, Psychological Operations, partagé avec Suma, pour lequel ils nous avaient donné un de leurs morceaux de blacksludge psyché-nauséeux typique et donc typiquement réussi ; mais on en découvre de nouvelles facettes ici, puisqu'il ne s'agit plus en l'occurrence de cohabitation mais de coopération - et d'une que l'on pourrait schématiser en disant que les deux morceaux de Psychological Operations sont cette fois encastrés l'un dans l'autre ; les sonorités, flirtant gentillettement avec l'industriel et la noise, de "This is my weapon of choice", de Suma sur le disque pré-nommé, venant cette fois vicier encore un peu davantage les demi-hallucinations permanentes dans lesquelles se meut Unearthly Trance, donnant corps et épaisseur d'émanation toxique aux suggestions, signalées plus haut, de la pochette, concernant des suspicions de science interdite au service de menées militaristes encore moins morales et humaines... Et là-dessus, sur cette version black metal dilué au sludge déglingué d'un doom abruti et dégénéré comme de l'industriel, les beuglements feignasses de Lpynsky, dont avec les années on en vient à de plus en plus fortement se demander s'il n'est pas le seul égal en jemenfoutisme hilare du gars de Ramesses, tant tout ceci à l'air de le faire doucement marrer, mais surtout bailler de la gueule de celui qui n'a pas réussi à piquer ne serait-ce qu'une petite sieste-éclair depuis dix jours, foutues drogues ! D'ailleurs ça tombe bien, ça me permet de constater que niveau riffs bourbeux, aussi... et que les fois précédentes j'ai perdu quelque part en route une troublante gémellité, qui m'avait frappé telle une révélation toxicomane, entre Unearthly Trance et Ramesses, tant d'ailleurs pour la période orthodoxe de ces derniers que pour leur fin, et la mutation en 11Paranoias... Tout en continuant, encore et toujours voire plus encore ici que jamais, d'être cette irréellement génial double de Neurosis en toxicomane clochardisé par la bassesse victorieuse de ses appétits psychonautes de goulu sans finesse...

Et l'on aurait tôt fait, une nouvelle fois, de se perdre au long des méandres incohérents, erratiques, sybarites d'une nouvelle apologie d'Unearthly Trance. faut dire, aussi - je l'ai déjà signalé, qu'ils se frisent souvent sur les hors-album ? - on tient ici un de leurs tout meilleurs machins, avec ses airs mous et ternes qui ne cachent à aucun moment pas même la première fois le potentiel trivialement addictif, dont la conception et les infects desseins y ayant présidé ne vous laissent aucune chance.

M.K. Ultra en trois mots : sourd, corrosif, pépère




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