Slow End
Special Low Frequency Version
Doomed to be doom
Wort / Nomad

Artistes participants au disque

WORT Web
NOMAD Web

Avis des chroniqueurs

EyeLovya
Note

Krokodil
Note

Informations

Première édition
2015 (1 x Cd)
Label
Red Valley records
Avec
Wort :

Mike Collins : basse, chant
Phil Wheldon : guitare
Pharmahn Azad : batterie

Nomad :

Drian : chant
Lewis : guitare
Hayley : batterie
John : basse
Tracklist
Wort :

1. A new culture of profound optimism
2. Lord Leach
3. The cosmic shame

Nomad :

4. Decay of autonomy
5. Black and green
6. Corpse dragger
 

Chroniques de splits et de compilations


Traditional doom Sludgecore Hardcore

Chronique par EyeLovya, le 24 juillet 2015
(662 lectures)

Not your cup of tea, c'était il n'y a qu'un an seulement ? C'est qu'on se prend vite à manquer de nouveau, et en même temps on se sent ému et heureux d'assister à la naissance et aux débuts de ce qui sera, espèrons, les futurs classiques du sludge. En un an, donc, Wort a conservé et amélioré encore sa puissance de haine pour développer la contagiosité de son groove, potards au max, tympans nécrosés, aversion reptilienne et grand besoin de défoulement : c'est reparti, et il était temps. Rupture de digue totale, un flot surpuissant qui dévaste tout, inonde les veines et tacle la pensée. Comme une petite armée de soldats hooligans du doom qui se déverse sur toi crampons verrouillés vers les chevilles pour un balayage rigoureux, une chute lourde, un corps écrasé sur le bitume, des jambes broyées et quelques molaires fracturées qui se reçoivent comme une récompense, une invitation à laisser à la maison sa raison et aller prendre quelques planches de bois avec les autres pour exploser voitures, vitrines et rayonnages, frapper et détruire de toute ses forces, pour se vider une bonne fois pour toutes de cette frustration qui fait suffoquer jours après jours. L'orchestre semble essayer de modérer cette violence galvanisante par des grooves qui s'apparenteraient sûrement à du stoner s'ils ne sonnaient pas comme un jam surnaturel de zombies déchaînés, surplombant la masse et l'arrosant de bière et de fiel, carburant vital, et il faut dire que certaines parties de ces morceaux embraseraient carrément des stades entiers. Fiou...

Un peu plus à l'ouest, du côté de Manchester, ça pue le cadavre. Nomad paraît bien grêle à côté des collègues. En fait, ils paraissent même squelettiques. Et en ça, le chanteur pourrait bien être une sorte de momie vaudoue ravivée par on ne sait quel sortilège raté, que ça n'étonnerait pas tant. À moins qu'il ait quelque chose de bloqué dans la trachée, ce pauvre homme, mais dans tous les cas il faut vraiment l'aider là. Les potes derrière broient du noir, la saturation est un peu grêle elle aussi, personne n'y croit vraiment, mais ça envoie à tout hasard. Un peu bizarre avec leurs riffs qui avancent à petits rebonds ; puis il y a cette étrange couleur Resident Evil 4 difficile à argumenter, et à l'instar dudit jeu, on finit par porter son attention ailleurs. Un manque d'accroche global qui n'en fait pas pour autant une mauvaise face B puisque la seule fin de Corpse dragger donne saveur au reste par son espèce de langue de guitare à la Ramesses qui rampe comme une malédiction médiévale au travers d'un groupe de lépreux en exil.  

Wort / Nomad en trois mots : the, grooving, dead




Facebook 

Commentaires des lecteurs pour ce disque

Il y a 2 commentaires pour ce disque