Slow End
Special Low Frequency Version
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777 / Astral Rebirth

Artistes participants au disque

SEA BASTARD
KEEPER Web

Avis des chroniqueurs

Krokodil
Note

gulo gulo
Note

Informations

Première édition
2015 (1 x 12in)
Label
Dry Cough Records
Avec
Keeper

Jacob Lee : guitare, basse, chant
Penny Keats : guitare, batterie, chant

Sea Bastard

Oli Irongiant : guitare
George Leaver : batterie
Steve Patton : basse
Ian Montgomery : chant
Tracklist
A1. Keeper : 777
A2. Sea Bastard : Astral Rebirth
 

Chroniques de splits et de compilations


Drone doom Sludgecore Industriel

Chronique par Krokodil, le 25 février 2015
(618 lectures)

Je n'en serai sans doute pas à ma première contradiction : un split qui marche comme un mariage heureux c'est bien, un split qui marche comme une humiliation publique, si tant est qu'on soit un minimum sadique, spartiate, ou hooligan au virage sud-est, c'est bien aussi. Toutefois, je ne vais pas non plus me faire passer pour ce que je ne suis pas (un méchant ?), cette confrontation est particulièrement embarrassante et ce disque mérite deux notes. Un coup de coeur et un moyen. Si on fait la synthèse des deux ça donne un bon. C'est trop gentil pour l'un, pas assez pour l'autre, bref, voyez comme ça m'emmerde.

Car vous avez d'une part Keeper, qui depuis son premier ouvrage ne fait que confirmer des tendances carnassières et tyranniques de plus en plus inquiétantes et excessives, à piétiner, démembrer et éviscérer ses victimes avec une puissance et une indifférence proprement inhumaines, quelque part entre A Fire To Burn Down The World et Atonal Hypermnesia, autrement dit quelque chose de purement mécanique et persistant, "godfleshien" en un mot ; et d'autre part vous avez Sea Bastard, adorateur confirmé de Come To Grief, un peu indiscipliné certes, mais suffisamment dégueulasse pour divertir son petit public.

Malheureusement, nos seconds font ce que l'on appellerait dans le jargon sportif une erreur "tactique", un renversement rythmique, un contrepied qui ne prend pas. Pour s'en sortir dignement, je persiste à penser qu'il aurait fallu faire comme en face : ne jamais accélérer, ne jamais intensifier, ne jamais varier ; mais bien tout l'inverse, continuer à s'enliser dans la merde, continuer l'anti-jeu, l'anti-course, l'anti-fairplay ; continuer à faire chier le monde, quoi. La réalisation de Sea Bastard est donc à l'image de ce type qui bénéficie d'un pénalty et se met en tête de tenter une Panenka : deux scénarios pour deux issues : tu gères, tu humilies ton adversaire et t'es une star, tu manques le cadre et tu te tapes la honte absolue devant 50 000 personnes. Voyez où je veux en venir...

 

777 / Astral Rebirth en trois mots : groupe, cherche, civière




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