Slow End
Special Low Frequency Version
Gare au groove sans-fin
Crowskin / B.SoN split

Artistes participants au disque

CROWSKIN Web
BLACK SHAPE OF NEXUS

Avis des chroniqueurs

gulo gulo
Note

Krokodil
Note

Informations

Première édition
2008 (1 x 12in)
Label
Vendetta
Avec
Crowskin :
Dirk : basse
Wonny : voix
Marcel : guitares
Flo : guitares
Loffi : batterie, bruits

B.SoN :
Michael : basse, voix
Marco Hauser : batterie
Marco Z. : batterie
Jan : électronique, claviers
Geb : guitares
Ralf : guitares
Tracklist
A1. Black Shape of Nexus : II
A2. Black Shape of Nexus : IV
B1. Crowskin : Selbstgespräch mit Gott
B2. Crowskin : Am Scheideweg
 

Chroniques de splits et de compilations


Drone doom Post hardcore Crust

Chronique par gulo gulo, le 03 décembre 2014
(671 lectures)

N'allez pas nous faire une syncope au vu de la note : B.Son sont toujours B.Son. Des drones menaçants, des feulements calcinés, un ennui à s'en petit-suissider. On réécoute une demi-fois chaque piste et c'est une affaire entendue : on n'en parlera plus.
Oui mais Crowskin il y a ; et il y a que, allez savoir pourquoi même si l'âge galopant fait un suspect idéal, je suis de plus en plus volontiers réceptif pour ma part à une chose qui a pour nom honnêteté. Est-ce que cela a commencé avec Weedeater ? Witchden ? Motörhead ? Qui s'en soucie ?
Elle est le grain, l'ingrédient-roi qui fait de quelque chose qui a tout pour trucider d'ennui, à savoir du neurocore allemand - allemand ! - une chose qui duplique l'anus. Peut-être parce qu'en l'occurrence elle permet de comprendre, toujours un peu mieux et avec joie, ce qu'il y a vraiment à comprendre avec Neurosis, au moins dans un de leurs âges, et pas n'importe lequel si vous le voulez bien : celui des Migraines - i.e. de la mythologique trilogie inflammatoire Souls-Enenemy-Silver ; qu'ils l'interprètent, cette fatigue qu'on hérite de toute l'histoire d'une espèce pour la porter au moment du crépuscule et de la consommation des temps, avec la grossièreté de leurs racines crust et hardcore, n'est au pire qu'un détail (en même temps, Neurosis, avant de découvrir le fer à friser sur Times of Grace...), au mieux qu'un autre signe de cette compréhension animale, innée, de l'enjeu de tous ces barrissements et rugissements des mâles de la harde au moment de prendre le sentier de la dernière bataille, là-bas au bout des terres sauvages, celle qu'on sait perdue déjà et qu'on sait non moins impossible de s'y défiler.
Le poil est donc ici aussi rêche que les riffs sont courts sur pattes, les articulations plus à la hauteur de leur nom et les muscles perclus de tout ce dont on peut se faire perclore de plus décrépitif et pétrificateur. Amenra ? Dites vous qu'Amenra c'est du screamo à côté - d'ailleurs c'en est. Crowskin partage plutôt ses pépins de santé avec tous les petits-enfants neurasthéniques de Bolt Thrower, voire avec un Bolt Thrower qui a perdu son régiment depuis trop longtemps pour conserver l'usage de la parole et de l'espoir, et titube éborgné au milieu des tranchées jonchées de cadavres qu'il ne voit pas.
Bref : le post-stenchcore à qui t'auras pas besoin d'expliquer qu'un groupe qui veut hériter de Neurosis n'a simplement pas le droit de se nommer Rosetta. Heureusement, sur leur album que je me propose d'écouter prochainement, ils auront également la pochette à laquelle ils ont plein droit.

Crowskin / B.SoN split en trois mots : terne, boueux, habité




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