Slow End
Special Low Frequency Version
Pas le temps pour la vitesse
Mutations

Avis des chroniqueurs

gulo gulo
Note

Krokodil
Note

Informations

Première édition
2014 (1 x Cd)
Label
Rare Noise
Avec
Eraldo Bernocchi : guitares
Lorenzo Esposito Fornasari : voix, électronique
Colin Edwin : basse
Balazs Pandi: batterie
Tracklist
1. Seven rotten globes
2. Seth light
3. Transfiguration
4. Thanatos
5. Second death of Foreg
6. Burnt down
7. M
8. Infinite chain
 

OBAKE (Italie)

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Industriel Dub

Chronique par gulo gulo, le 26 novembre 2014
(701 lectures)

Je ne vais certes pas en démordre cette fois-ci avec Faith No More, pour détourer gauchement l'aberration Obake : un FNM époque The Real Thing, volcanique et tortueux donc, mais bien plus soudé dans une équipe compacte, sans héroïsme mais tout sauf sans extravagance ; une extravagance compacte, collective, épaisse comme la liqueur qu'est l'album ; et puis cette fois il faudra bien citer à la fin le nom qui fait peur : c'est à Tool que l'on pense, avec entêtement. Le Tool sale et infectieux d'Undertow - en plus sale. Denué de cet illustre groove swampy, mais certainement pas dénué de groove, ni de marécage ; de la fange et du groove pollués, saturés de résidus industriels, pour faire exploser le bouquet d'une chose profondément pétrie, qu'on n'en doute pas, de doom des cavernes, passé par quelques bains d'extrême, mais non moins reconnaissable dans ses racines traditionnelles, qu'elles soient guitaristiques ou vocales ; le disque ne s'appelle pas Mutations pour des nèfles, et il n'y a pas que les nineties qu'il joue autrement - oh non : il y a également le poncif de la basse diesel sous-accordée, qui se dévergonde ici au contact des manières laborantines, devenant libidineuse, vermiforme, ici l'on ne sonne pas celluloïde et intoxiqué aux solvant synthétiques parce qu'on serait un bedroom-band orchestré depuis un PC d'ermite : ici le goût de la manipulation génique est élevé au rang de métaphysique, de mystique, et de fétichisme bien entendu, d'ailleurs Mutations évoque autant ce qu'on aurait toujours rêvé d'entendre de Fetish 69, soit du vraiment salace - que la totale liberté prométhéenne et alchimique de Yob... Ou, encore une fois, Malformed Earthborn, ici en costumes crème ; et l'image de xénomorphes demi-cybernétiques qui s'en viendraient se vautrer avec une cruauté luxurieuse d'espèce supérieure dans les paysages tendres d'une chair plus primitive, comme qui benoîtement se repaîtrait des délicates parties charnues d'Acid Bath - et s'y corrodent et délitent au fil des ébats et du ravissement. On vous a déjà dit, que le doom était une musique sensuelle, oui ? Quant au métal, n'ayant jamais vu de mercure en fusion je ne me prononcerai pas.

Mutations en trois mots : visqueux, glaireux, capiteux




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