Slow End
Special Low Frequency Version
Joue le en clef de fa
Rorcal / Process of guilt split

Artistes participants au disque

RORCAL
PROCESS OF GUILT Web

Avis des chroniqueurs

gulo gulo
Note

EyeLovya
Note

Informations

Première édition
2014 (1 x 12in)
Label
Lost Pilgrims/ Chaosphere/ Cal Of Ror/ Nooirax...
Avec
RORCAL :
Bruno da Encarnação : basse
Ron Lahyani : batterie
Diogo Almeida : guitares
JP Schopfer : guitares
Yonni Chapatte : voix

PROCESS OF GUILT :
Custódio Rato : basse
Gonçalo Correia : batterie
Nuno David : guitares
Hugo Santos : voix, guitare
Tracklist
Rorcal :
IX
X
XI

Process of Guilt :
Liar : Movement I
Liar : Movement II
Liar : Movement III
Remarque
... participent également les labels Bleak, Wolves & Vibrancy, Labyrinth, GPS.
 

Chroniques de splits et de compilations


Post hardcore Industriel Black metal

Chronique par gulo gulo, le 14 septembre 2014
(796 lectures)

Savoir présenter les choses est un art. Bon, on parle de l'autre malandrin de Lost Pilgrims, que je surveille d'office comme le lait sur le feu et le brigand qu'il est, mais me serais-je autant empressé d'écouter le ci-devant disque, si ledit ne m'avait précisé qu'il n'était pas plus impressionné que ça par Process of Guilt, avant que les trois morceaux ici présents ne lui mettent une petite claque derrière la tête (en vérité c'est une autre partie de son anatomie qui aurait souffert, mais ma pudeur naturelle et ma mère m'interdisent de la nommer ici) ? Pouvant assez facilement m'identifier à la première partie de son affirmation, c'est donc avec autant de circonspection que de promptitude que je suis allé à la rencontre de la chose.
Et il a fallu, d'abord, écouter les morceaux de Rorcal. Si vous pensiez que Világvége était un virage, reconsidérez. Világvége réussissait à sonner encore hardcore doom et indécrottablement Rorcal, en jouant du black ; ou presque. Rorcal joue dorénavant, et jusqu'à ce qu'ils en décident autrement, du black, dont au milieu des blasts ne subsistent que de maigres lambeaux de ce qu'ils ont été (clin d’œil !) ; on reconnaîtra bien la filiation, sur la piste de quoi semblent nous mettre les titres, avec ledit grisant album, et la talentueuse patte, et tout ceci se laisse agréablement écouter, mais on attend d'eux plus abrasif, plus accidenté, plus dentelé, plus épuisant.
C'est donc frais, dispos, et l'estomac dans les talons qu'on arrive devant Process of Guilt et son "Liar" en trois mouvements. Et qu'on se le prend comme une lourde gifle. Du postcore à l'ancienne qui s'assume, dans la simplicité la plus tranchante : c'est à dire grosso modo du vieux Neurosis renforcé de grosses poutrelles de Godflesh, sans chercher à dissimuler qu'on vient de quelque part, préférant consacrer son énergie à bien jouer cette musique, à y mettre du cœur, de la densité, de la vie - et, forcément, comme toujours en suivant cette méthode, le caractère vient rapidement se manifester à la surface. Ici, il s'affirme dans l'équilibre classieux qui s'établit entre les deux dites influences, les éléments neurosiens venant étrangler et ceinturer avec leur âpreté primitive les armatures industrielles corrodées qui rayent l'horizon, et l'angularité cruelle de celles-ci donnant une trajectoire plus agressive aux mouvements ascensionnels, une acuité et dureté plus grande aux postures altières et taciturnes. Comme qui dirait une musique éminemment sidérurgique mais qui serait jouée, très organiquement et fluidement, par une horde préhistorique dont les gènes dériveraient de l'ours plutôt que du primate ; une musique abrupte et rugueuse, qui pourtant dodeline, échappe à la gravité malgré toute sa pesanteur, et dont les fascinantes flaques de guitares irradiées portent invinciblement à la contemplation et aux humeurs bleu nuit. Pour tout dire une beauté ; en soi, et en ce sentiment qu'elle donne d'assister à la naissance véritable du groupe.

Rorcal / Process of guilt split en trois mots : la, suite, vite !




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