Slow End
Special Low Frequency Version
Turn loose the freaks
Fathers of our Flesh

Artistes participants au disque

GODFLESH Web
NADJA Web
EAGLE TWIN Web
OMEGA MASSIF Web
GNAW Web
AUTHOR & PUNISHER
OVO Web
TRANSITIONAL

Avis des chroniqueurs

gulo gulo
Note

Informations

Première édition
2014 (1 x Cd)
Label
Fobofile
Avec
KNUT (Roderic Mounir, Tim Robert Charrue, Christian Valleise, Didier Séverin, Franz Treichler)
AUTHOR & PUNISHER (Tristan Shone)
OVO (Stefania Pedretti, Bruno Dorella)
EAGLE TWIN (Gentry Densley, Tyler Smith)
DRUGS OF FAITH (Richard Johnson, Taryn Wilkinson, Ethan Griffiths)
MANDEMIURGESHIT
GNAW (Dubin, Beatrice, Mizumachi, Neuser, Thornton)
OMEGA MASSIF (Boris Bilic, Christof Rath, Andreas Schmittfull, Michael Melchers)
WORMED (Phlegeton, J. Oliver, Migueloud, Guillemoth, Riky)
TRANSITIONAL (Kevin Laska, Dave Cochrane)
MARUOSA (Takashi Maruosa Takayama)
WARSAWWASRAW (John Huss, Mathieu Bétard)
NADJA (Aidan Baker, Leah Buckareff)
Tracklist
1. Knut w/Franz Treichler "Merciless"
2. Author & Punisher "Body Dome Light"
3. OvO "Like Rats"
4. Eagle Twin "White Flag"
5. Drugs of Faith "Paralysed"
6. Mandemiurgeshit "Predominance"
7. Gnaw "Life is Easy"
8. Omega Massif "Don't Bring me Flowers"
9. Wormed "Tiny Tears"
10. Transitional "Avalanche Master Song"
11. Maruosa "Defeated"
12. Warsawwasraw "Pulp"
13. Nadja "Go Spread your Wings"
 

Chroniques de splits et de compilations


Industriel

Chronique par gulo gulo, le 03 septembre 2014
(1447 lectures)

N'allez surtout pas le répéter à Steve Albini, le pauvre en mangerait son chapeau pour le compte, lui qui aime dans certaines de ses démonstrations d'imbuvabilisme acharné affirmer à quel point il trouve embarrassante l'existence d'un groupe tel que Godflesh, qui a ce point doive tout à Big Black - sic - mais aujourd'hui, et même pas pour la première fois notez bien, on rend hommage à Godflesh, et à l'impact longue durée qu'il a eu sur la musique en guenilles moderne.
Pour ce qui est de la réussite de la démarche... si pour sa part Godflesh est un des hommages les plus réussis et pertinents à l'impact de la musique de Killing Joke, n'en déplaise à l'électricien sus-nommé, l'exercice de témoigner son allégeance à ce calibre de forte personnalité reste risqué. Ce ne sont pas Knut qui diront le contraire, qui se viandent en beauté en entrée du disque, et témoignent surtout de ce qu'ils avaient tout donné avec un "H/Armless" faisant autrement mieux honneur au dit héritage, que ce "Merciless" honteusement et doublement salopé (gâcher "Merciless" est en soi une saloperie qui devrait être passible de peines de prison) avec l'active complicité de Franz Treichler. C'est le nadir d'un disque dont le zénith pourrait assez volontiers être, là comme ça gratuitement, la prestation d'un Omega Massif dont très personnellement je n'attendais que longueurs administratives, et qui ne m'en a que davantage ravi, tout en sobriété de nuances ferrugineuses. Ce pourrait être un autre, il y a un peu de tout entre les deux et chacun y verra midi à sa porte, puis on parle après tout d'une compilation avec ce qu'elle suppose de surprises et de routines, mais il est surtout remarquable de constater, au-delà de la variété des idiomes ici emmêlés - on brasse tout de même de Wormed à Maruosa, et en passant par OvO, encore - du plus prévisible au plus improbable, la très réelle et très objective homogénéité et la personnalité qui transpirent à tel point de la ligne musicale originelle, et que tous les groupes semblent pris dans l'exaltant et sublimateur étau d'un même matériau sonore, et l'on croit entendre, dans ce monstrueux et aveugle alliage d'industriel rythmique et de métal vivant, au bout du compte un album de Godlfesh ; oh, certes le plus bizarre, capricieux et toxique, le plus Malformed Earthborn si vous préférez, et avec ça propulsé dans un futur hardcore encore plus chamanique et cauchemardesque qu'à son époque... mais quand même. Il est bien question de symbiose, à tous les niveaux, et c'est bien normal aussi.
Alors la correcte façon de faire exigerait probablement d'ici disséquer succinctement comment chaque participant s'approprie son matériau génétique putatif, d'autant que globalement peu d'appelés semblent l'avoir été pour l'évidence d'une influence paralysante du parrain, mais :
1/ je n'aime pas décrire ni inventorier
2/ le line-up donne justement à rêver, je ne serai donc pas celui qui déflorera ces rêves ; seulement celui qui vous garantira que la plupart des propositions seront à la hauteur des surprises qu'elles laissent ne pas imaginer - ce n'est évidemment pas le cas, il faut bien médire un peu, de Nadja qui tristement s'arroge "Go spread your wings", mais qu'importe quand Warsawwasraw ressuscitent les Hems ? quand Wormed s'en tire bien ? quand on attrape l'envie de réécouter Eagle Twin ? et quand on a ces deux morceaux électrochimiques que je vous laisse découvrir ?

D'un point de vue terre-à-terre, Fobofile se place largement au-dessus de la seule précédente tentative en la matière qu'il me souvienne, et dont je ne me rappelle à défaut du titre que les participations de Blut aus Nord et de Behold! The Living Corpse, perdues au milieu d'un océan d'inutilité. Et, non moins méritoire, inscrit Fathers of our Flesh au rôle, guère plus peuplé, des compilations à identité marquante.

Fathers of our Flesh en trois mots : bleu, noir, biomécanique




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