Slow End
Special Low Frequency Version
Moody and doomy
Graves at Sea/Sourvein split

Artistes participants au disque

GRAVES AT SEA Web
SOURVEIN Web

Avis des chroniqueurs

gulo gulo
Note

Informations

Première édition
2014 (1 x Cd)
Label
Seventh Rule
Avec
Sourvein
Hotlanta Cojones : batterie
T-Roy : voix, guitares
Devilneck : basse, feedback

Graves at Sea
Nick Phit : guitares
Nathan Misterek : voix
Jeff McGarrity : basse
Bryan Sours : batterie
Tracklist
1. Graves at Sea : Betting on black
2. Graves at Sea : Confession

3. Sourvein : Drifter
4. Sourvein : Equinox
4. Sourvein : Follow the light
 

Chroniques de splits et de compilations


Stoner Sludgecore Psyché

Chronique par gulo gulo, le 15 août 2014
(793 lectures)

De l'or, tout bonnement. L'occasion de chier en même temps sur deux groupes à la gueule de qui je n'avais jamais eu l'heur de chier jusqu'ici, quoiqu'ils l'aient mérité avec une indéfectible constance depuis leurs débuts respectifs ; encore redorée du fait que les occasions ne sont pas si fréquentes pour ça, puisque Graves at Sea jusque récemment n'existait plus, et que Sourvein continue inlassablement de sortir des disques mais que personne ne le sait, Dieu ne nous hait pas tous après tout. Et en guise de cerise en or blanc sur ce beau lingot de merde, une occasion plus rare encore et un plaisir réservé aux palais mallarméens : chier bien droit et net sur un disque Seventh Rule, voilà qui vous réveille une libido douloureux comme un clairon.
C'est bien tout ce qui se réveillera ici, forcément, puisque, obligatoirement, les deux groupes se montreront prodigieusement tels qu'en eux-mêmes : deux exemples parfaits de sludge ni fait ni à faire. Graves at Sea, c'est le pire du doom metal et le pire du sludgecore en un seul groupe, à vous donner des envies d'aller vérifier si des fois Kingdom of Sorrow en fait ce serait pas bien - pour vous dire le désespoir fastidieux où l'on se voit plongé. Quant à Sourvein...
Ben ça ! Voilà-t-il pas que Sourvein vient fiche par terre ma belle mécanique prête-à-l'emploi de passage à tabac par-dessous la jambe et doigts dans le nez ! Sourvein aujourd'hui fait du trad mitigé wizardien ; échos de High on Fire clignotants, éclairs fugaces de et-si Blue de Jesus Lizard était un disque de stoner-sludge paresseux et adipeux, doom cimmérien en état d'ébriété proche de l'évanouissement, les doigts qui arrivent même plus à tenir correctement la hache, menaçant les orteils de ce que chez nous on appelle une Dixie mais en version médiévale, de très approximatifs accents de doom lover à la We Live! mais qui, là encore l'éthylisation aidant, ne serait plus capable de ce chagrin un rien précieux ni de solennité cohérente - mais plus que d'amour pur et d'un jaune pâle de soleil en train de mourir de sa belle mort... C'est miraculeux. Toute une image de groupe à la carrière admirablement dédiée à une médiocrité supposée aussi impeccable qu'incompréhensible, balayée en trois petits morceaux, brefs et éblouissants. On se retrouve sans y penser à réécouter avec tendresse les deux morceaux de Graves at Sea et à se dire qu'on va se retenir de les crucifier au croisement de Sepultura et Baroness, pour préférer les encourager d'un bienveillant Crowbar qui rencontre Stoneburner, voire d'un apprenti High on Fire qui va bientôt pouvoir raser son premier duvet et arrêter le corpsepaint. On résout même de ne commencer qu'une fois sur deux l'écoute du disque à la troisième piste. Ils sont gentils, on est gentil, youpi.
Grands dieux, mais qu'ont-ils donc fait à notre bon vieux Sourvein ? Voilà qu'aujourd'hui il change la merde en or.

Graves at Sea/Sourvein split en trois mots : ben, merde, alors




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