Slow End
Special Low Frequency Version
Priez !
Lifeless / Sleep

Artistes participants au disque

GRIEF
DYSTOPIA Web

Avis des chroniqueurs

Krokodil
Note

Informations

Première édition
1993 (1 x Cd)
Label
Life Is Abuse - Misanthropic Records
Avec
Grief :

Randy Odierno : basse
Pete Donovan : batterie
Terry Savastano : guitare
Jeff Hayward : chant

Dystopia :

Todd Kiessling : basse
Dino Sommese : batterie
Jay Stiles : guitare
Matt Parrillo : guitare
Dan Kaufman : chant
Tracklist
A1. Lifeless
A2. Fucked Upstairs

B1. Sleep
Remarque
À noter que la formation de Dystopia est menée à ce moment par les rescapés de Mindrot : Kaufman et Parrillo.
 

Chroniques de splits et de compilations


Sludgecore Death metal Crust

Chronique par Krokodil, le 07 juin 2014
(651 lectures)

Ou comment, en l'espace de 3 titres et moins d'un quart d'heure, te perforer la boite crânienne au vilebrequin, te mettre sur les rotules, te laisser avec la bouche écumeuse, tel un débile profond, les troubles involontaires convulsifs du crackhead qui parasite les trottoirs et le regard vide de son schnauzer crevé sur le bord de la route. Ou tout simplement, comment révéler le débris qui sommeille en toi, l'amoureux de la merde, des grands discours avinés et des contacts en tout genre, pourvu qu'ils laissent traces, tâches, plaques et hématomes sur l'épiderme.

Que ce soit d'un côté comme de l'autre, on a ici ce qui s'est fait de plus abyssal, de plus putride, de plus acharné et de plus beau en matière de musique-punk-à-chien. Grief revient avec deux titres (que l'on retrouve également sur Dismal, ici remasterisés, donc encore plus magiques), écorchés à mort et gluants comme un subtil mélange de slime, de bile, de foutre et de pétrole ; Dystopia quant à eux font dans le death-crust gothique et montre l'étendue de leur savoir-faire en quelques 6 minutes : brutalité du lead imparable et humeurs de corbeaux typiquement post-77. Pour être franc, je ne sais pas du tout quoi dire tant tout semble évident, tant tout semble animé d'une grandiose et inaltérable vicissitude.

Et si les titres ici présents se retrouvent ailleurs (en même temps Dismal, en-dessous de 60€ ça n'existe pas ou plus), ils ne rendent en aucun cas cet objet facultatif.

Lifeless / Sleep en trois mots : précieux, unique, fédérateur




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