Slow End
Special Low Frequency Version
Moody and doomy
Tearing Skyholes

Avis des chroniqueurs

gulo gulo
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EyeLovya
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Krokodil
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Informations

Première édition
2013 (1 x Cd)
Label
Kult of Nihilow
Avec
Non précisé
Tracklist
1. Washer
2. Silmien Rei'ittämä Taivas
3. Coming of gaze
4. Floating paranoia
5. Tearing skyholes
6. Golden owl
7. Each eye holes the sky
 

FLESHPRESS (Finlande)

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Psyché Noise rock Gothique

Chronique par gulo gulo, le 23 novembre 2013
(475 lectures)

Si j'étais du genre à faire de l'esprit, probablement dirais-je que Fleshpress n'est pas du genre comme DHG, à ne pas faire deux fois le même disque, vu qu'à ce compte ils sont plutôt de celui à faire, précisément, deux fois chaque disque. On chipotera si on n'a rien de mieux à faire sur le chiffre exact mais on a l'idée : Fleshpress change régulièrement de veine et de physionomie sonore, mais jamais sans avoir creusé chacune quelques fois, tant qu'à faire.
Sauf - et quand bien même, pour ma part, j'en trouvais quelques prémices en amont dans Art of Losing All, qui en faisaient en grande partie l'intérêt - pour Pillars, dont l'enivrant venin, les vénériennes sueurs froides et la vile torpeur n'avaient pas encore trouvé écho, et certainement pas dans un Acid Mouth Strangulation au pH aussi inoffensif que l'étreinte de ses doigts. Il eût aussi bien pu, me dira-t-on, rester unique et en tirer son prix ; il le restera aussi un peu, répondrai-je, puisque quelque part, n'est-ce pas, Fleshpress n'est pas tout à fait groupe à sortir deux fois tout à fait le même disque. Je sens que mon propos se trouble, et c'est aussi bien, car Fleshpress est un groupe assurément trouble malgré leurs airs, qui ont pu tromper au début mais ne le font plus depuis un moment, de groupe sludge laborieux resté le nez collé dans son gruau de Grief.
Et ce n'est pas cette fois que ça va s'arranger. Parce que Pillars était déjà leur album le plus trouble et dépravé, et que Tearing Skyholes n'en conserve que cela, pour vous le dire plus honnêtement, débarrassé de quasiment tout résidu metal, nu, hâve et efflanqué jusqu'à n'être plus qu'une manière de doom rock vertigineux sans rien à voir avec l'acception récemment répandue du terme, mais avec un sinistre "gothic" au milieu, gris comme une pierre tombale à l'abandon, et ainsi tout désigné pour parler suave aux adeptes de menaces lourdement sauriennes, émotives comme le caillou, et qui jamais n'explosent - sauf à vouloir compter comme libérations ces viles éruptions d'autisme noise-rock menaçant, qui feraient presque soupçonner des trafics d'effectif avec Baxter Stockmann ? Trouve-t-on que soulagent ou libèrent de quoi que ce soit des albums tels qu' In my Head ou Face of Collapse ? Et à plus forte raison le cousin vaurien et surineur du sournois mâtin Head of the Demon - ci-devant ?
Non, une nouvelle fois, Fleshpress vient vous désiller les yeux sur le dehors, entrebâiller pour vous un peu plus grand le rideau de la chair, laissant une mesure supplémentaire d'horreur vous affaisser et recroqueviller un peu plus bas.

Tearing Skyholes en trois mots : lymphatique, vicieux, hanté




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