Slow End
Special Low Frequency Version
C'est mieux qu'à ta façon
Altar (SUNN 0))) & BORIS)

Artistes participants au disque

SUNN O))) Web
BORIS Web

Avis des chroniqueurs

Krokodil
Note

gulo gulo
Note

Informations

Première édition
2006 (1 x Cd)
Label
Southern Lord Records, Inoxia, Daymare
Avec
Stephen O'Malley : guitare, basse, piano, synthés
Takeshi : guitare, basse
Wata : guitare, chant
Atsuo : batterie, gong, percussions
Greg Anderson : guitare, basse, synthés
+ Jesse Sykes : chant sur Sinking Belle
+ Joe Preston : chant sur Akuma No Kuma
+ Kim Thayil : guitare sur Blood Swamp
Tracklist
1. Etna
2. N.L.T.
3. The Sinking Belle (Blue Sheep)
4. Akuma No Kuma
5. Fried Eagle Mind
6. Blood Swamp
 

Chroniques de splits et de compilations


Drone doom Ambient Folk

Chronique par Krokodil, le 12 octobre 2013
(590 lectures)

Ma foi et fort heureusement, ils ne sont pas bien nombreux, ces disques dont j'ai une peur si viscérale. Peur de ce qu'ils sont - ou ne sont pas, justement - peur de ce qu'ils représentent ou ont pu représenter à une époque, lointaine ou proche, peur d'eux comme l'on peut avoir peur du revenant, de l'imperceptible, de l'impalpable ; parmi eux il y a notamment The Process, The Drift ; et il y a Altar. Ce qui fait naturellement de cette modeste collaboration à la fois mon petit préféré des Sunn, mais également mon petit préféré des Boris - loin devant Feedbacker pour lequel j'ai pourtant une réelle, une immense et une profonde estime…
Pour tout vous dire, il suffit simplement que les arpèges de The Sinking Belle et que la voix de Jesse Sykes - à la manière d'une Hope Sandoval d'outre-tombe - se mettent à résonner au loin, aux confins de mon esprit, pour me retrouver crispé de douleur, en apnée et en position foetale, à rêver de bains de placenta, de paix intérieure, de miséricorde, d'indulgence. Et il n'y a rien.
Quant à ce qu'il se passe autour, bien loin d'être artificiel, Etna, Blood Swamp, tous ces drones, ils ne sont que décomposition, pestilence - en fait, ils ne m'évoquent rien d'autre que la mort injectée en intraveineuse, providentielle, empoisonnant lentement ton sang, la promesse du silence éternel, l'humidité des limbes, la transparence du corps qui fond dans l'obscurité... J'aimerais bien y voir le gentil psychédélisme que certains lui prêtent ailleurs, mais non, foutaises, ici il n'y a que fantôme et tourment, il n'y a que solitude ; d'ailleurs, constatez par vous-mêmes, Fried Eagle Mind a le mouvement mélancolique et vaporeux d'un spectre tout droit sorti de l'esprit de Kiyoshi Kurosawa, noyé dans la pénombre, noyé dans un coin de chambre bien plus profond que ces abysses jamais explorées : la même flottaison lente et asphyxiante, la même manifestation silencieuse et venimeuse.
Oh non, fort heureusement, ils ne sont pas bien nombreux, ces disques capables de me bouffer de la sorte. Capables de me hanter. Littéralement.

Altar (SUNN 0))) & BORIS) en trois mots : cauchemardesque, amniotique, douloureux




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