Slow End
Special Low Frequency Version
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Procession to annihilation

Avis des chroniqueurs

EyeLovya
Note

gulo gulo
Note

Informations

Première édition
2013 (1 x Cd)
Label
Aesthetic death records
Avec
Chris : Voix
Gaz : Guitares, basse
Tracklist
1. Confronted by the obscure
2. Procession to annihilation
3. Opaque shadows
4. A working god
 

THE NIHILISTIC FRONT (Australie)

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Doom death Freak doom Death metal

Chronique par EyeLovya, le 28 juillet 2013
(396 lectures)

Tout ce qu'on pourrait reprocher à ce disque, ici bas j'entends, c'est sa linéarité implacable, à la seule condition de ne pas admettre que c'est justement l'enchainement invisible des quatre titres qui en érige un tel monument de désolation et de douleur à des hauteurs infinies.

Une pochette qui annonce clairement l'achromaticité de la chose et laisse présager son univers en pleine dévastation, comme une sorte de prélude à Winter, que l'on retrouvera joliment dilué aux Grave ou autres Bolt Thrower peut-être dans la construction de cette musique explicitement vouée à accompagner les catastrophes tectoniques. Il ne faudrait pas se limiter, bien sur, à de simples références death, les samples et les larsens douloureux aux tympans, seules notes aiguës du disque ; le soleil masqué derrière la pollution et la poussière ; la basse souterraine, impassible, qui enveloppe le monde dans un terrible sentiment de mort imminente sur des morceaux largement étirés, ça ne trompe personne, ce disque, c'est du pur doom extrême d'écorché vif comme on aime. Le shred pondéral et ces chaines de notes lourdes comme autant de gouttes d'une pluie de plomb ont beau être soutenues, ou plutôt martelées par une boite à rythme (n'est-ce pas ?) comme éreintée, celle-ci se voit forcée de réduire considérablement le rythme global en conséquence.

Et c'est qu'en plus, la production contribue logiquement et totalement au déluge, il faut voir comme tout le grand orchestre du BTP s'arrange à merveille pour mimer les effondrements mal calculés à la chaine, et comme ce bougre de prophète crache son haleine de caverne sans sourciller un seul instant non stop pendant les finalement trop courtes quarante-cinq minutes de l'album. L'impression finale que cela donne, c'est une montée de boue colossale éructée du fin fond de la terre, inarrêtable, qui vient avaler et broyer une ville entière à la foi éteinte et ses pauvres habitants lancés dans une course effrénée déjà perdue. Une sorte de Rolland Emmerich du doom en version non censurée écrite dans un superbe élan de dépression alcoolique.

Procession to annihilation en trois mots : no, day, after




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