Slow End
Special Low Frequency Version
Fais du doom, pas la guerre
On the Powers of the Sphinx

Artistes participants au disque

ALUK TODOLO Web
SATURNALIA TEMPLE Web
NIHIL NOCTURNE
NIGHTBRINGER

Avis des chroniqueurs

gulo gulo
Note

Informations

Première édition
2010 (1 x Cd)
Label
Ajna Offensive
Avec
Saturnalia Temple :
Tommie : guitare wah et psalmodies
Konstantin : guitare
Peter : basse
Paul : batterie

Nightbringer :
non précisé

Nihil Nocturne :
Vigridr : guitares, basse
Nordvinth : batterie, synthés, voix

Aluk Todolo :
Matthieu Canaguier : basse
Antoine Hadjioannou : batterie
Shantidas Riedacker : guitare
Tracklist
1. Saturnalia Temple : To Know
2. Nightbringer : To Will
3. Nihil Nocturne : To Dare
4. Aluk Todolo : To Keep Silent
Remarque
La chose vient (enfin) de paraître en cd, toujours chez Ajna Offensive.
 

Chroniques de splits et de compilations


Stoner Psyché Black metal Krautrock Rituel

Chronique par gulo gulo, le 15 mai 2013
(599 lectures)

C'est un disque manifestement concept, mais, euh, hein, bon, vous m'avez compris. L'alchimie, si vous voulez tout savoir. Ou un truc comme ça. Wikipedia, le sphinx, on vous la fait pas à l'envers, à vous.
C'est surtout le disque pour ceux qui se demandent pourquoi Saturnalia Temple. Si ma vieille mémoire ne me faut pas, je dois la présence en mes augustes étagères d'Aion Drakon, à une réécoute dont l'indulgence était confortablement rembourrée par les bourrelets d'aise qui me sont poussé à la découverte de "To Know". Simpliste, poussiéreux, adipeux, libidineux, stagnant, le riff en est parfait de paresse reptilienne narquoise, et la voix à l'avenant se contente admirablement de la facilité que peuvent représenter le chant de gorge et les partitions d'incantations inintelligibles, au croassement noyé dans le graillon cannabinique. Aussi con et sur-efficace qu'un Electric Wizard en sumérien, ou qu'une bière chaude pour s'occuper entre deux prises de figuration sur un peplum tourné en Calabre avec les volontaires du cru.
Leur meilleur morceau, très simplement.
Accessoirement, vous trouverez également ici un tout à fait succulent morceau d'Aluk Todolo, pendant lequel ce connard d'Hadjioannou te démontre avec sa coutumière désinvolture à la Patrick Dewaere qu'une batterie peut te fiche une nausée carabinée et une insoutenable jouissance, en même temps bien entendu, tandis que le bassiste fait palpiter le morceau d'un muscle dub plus sournois qu'on pourrait croire comme ça bêtement, tout aussi nauséeux du reste, et que l'autre foutu gratteux achève, en seconde partie, de coller à "To Keep Silent" de furieux airs de sérénade de l'hémoglobine pour conclusion d'album de Sigillum S. Rien que ça.
Alors après ça, ou plus exactement entre ça, qu'il y ait deux morceaux de beumeu importe assez légèrement, tout comme la captation réelle et physique opérée par le susdit concept. L'un deux se laisse très bien écouter, car Nightbringer est un fort plaisant groupe avec son goût affirmé pour les descentes de rideau tout schuss et tous globules rouges dehors, et la délicieuse plainte des aigus de ses guitares folles de la trille (ceci n'est pas une contrepèterie). L'autre se laisse très bien oublier et sans rancune, malgré les mérites de sa rutilance à l'italienne école Urna, ils sont pourtant teutons, et ses habillages école dark-wave, ils sont teutons après tout. Après ce brusque sursaut de passion panique et d'emphase de la révélation, nous dirons donc que le myste retourne avec une reptance désormais éclairée à la divine poussière. On remercie le Sphinx bien obligeamment.

On the Powers of the Sphinx en trois mots : ite, missa, est




Facebook 

Commentaires des lecteurs pour ce disque

Aucun commentaire actuellement pour ce disque