Slow End


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<< Obedience thru sufferingCrowbarTime heals nothing >>

Crowbar, c'est un peu LE classique de Crowbar (pfff...), sans doute le meilleur de cet hypothétique tir groupé Obedience / Crowbar / Times (on fera semblant d'oublier Broken Glass, puisqu'il se range plutôt dans la catégorie "fait chier merde, c'est le seul qui me manque et j'arrive pas à le trouver") dont l'attrait tout particulier reste leur pur cachet metal '90s, au son dilué dans un cocktail de riffs langoureux et chattoyants qui empeste la douceur addictive d'une bonne soupe au whisky...

Bon qu'est ce que je vais pouvoir vous raconter d'intéressant ? Et bien très vaguement, Crowbar s'éloignent ici de leur premier opus qui gardait parfois une couleur thrash-ralenti et déteint (tout du moins trouve-je), et s'oriente doucement vers le style Crowbarien pur jus / cru, en passant directement en vitesse lourdèrieure (©). On continue dans l'affaire Sludge Metal Concours du Meilleur Riff, et ceux-ci s'enchaînent les uns derrière les autres de façon toujours aussi harmonique que posée et ronronnante. On perd peut-être aussi de cette saveur hardcore qui vient souvent pointer le bout de son nez à travers des tempi un peu plus efficaces (enfin là encore, à vous de voir...) et des attaques plus saccadées et agressives, qui se font donc plus rares, mais par ailleurs on gagne fortement en qualité d'obédience Sabbath dans des purs riffs heavy (pour lourd, pas pour moule-bite), dilatée à l'extrême avec goût dans un délice de 10 petits titres tous plus succulents et (moins) inventifs les uns que les autres, aux changements de vitesse aussi rares et particuliers que des pets d'obèse dans une salle d'attente.

Un Kirk décidemment au meilleur de sa forme avec son gros chant rocailleux-tristounet toujours aussi de mauvais goût, entre joufflu et complaignant, plus que jamais une basse aux attaques qui pétaradent façon bruit parasite extérieur dans un vieux film petit budget des années soixante, et une bonne vieille section rythmique aqueuse et bienvenue comme une mousson en plein mois d'Août.

Je ne vais pas vous faire l'affront du «wow la 5 elle est trop bien !», un pur disque voilà, racé, monté comme un taureau, juteux, gros, metal, inspiré, évident, capable de réveiller vos sens olfactifs et de régler définitivement le sort de vos inhibitions sexuelles... tout simplement classe comme un album de Crowbar quoi ! Alors imaginez le Crowbar de Crowbar...

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