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Ovni à tête de chien, sorti entre les deux monstres 'I' et 'Flower of disease', on a tôt fait d'oublier cet EP qui finit par prendre la poussière. Et pourtant... amuse gueule ou exercice de style, hommage à quelques groupes tel que le sempiternel Black Sabbath dont Goatsnake se révèle le fidèle remplaçant des années 2000, après Sleep dans les 90's ou le peu honoré Free qui a pondu plus d'un titre qui marqua les géniteurs du desert-rock, Dog days n'en est pour autant pas en deçà de ses grands frères.
On y retrouve donc des versions abracadabrantes mais pour le moins réussies de 'Who are you' ou 'Heartbreaker' (un chef d'oeuvre!), mais aussi certains titres des débuts sortis jusqu'alors sur 7'' (Man of light), ou des trip hallucinés dronisant ou melvinien comme Raw Curtains. Riffs lourds, basse ronde et gigantesque, batterie rituelle et un chanteur psalmodiant comme un damné, le quatuor de la première époque (avec Guy Pinhas ne se fasse remplacé par Stuart Dahlquist) nous offre un spectacle sonore ahurissant qui ne dépareillerait pas en tant que bande-son des westerns sanglants décrits par McCarthy, comme je me plaisais déjà l'évoquer dans ma chroniqueeeee de Flower of Disease, avant de lire aujourd'hui dans les notes de Pete Stahl qui accompagne la réédition de cet EP, que cet auteur a souvent été une de ses principales sources d'inspiration.
Patchwork de toutes les facettes qu'a pu offrir un groupe n'ayant pour but que de jouer de la façon la plus lourde et inexorable qu'il soit, 'Dog days' est le facile moyen d'entrer en connexion avec le riff worship qui nous anime tous, nous autres doomfreaks. -A Clarion Call, Mars 2010
Dog days en trois mots : mordant, pesant, halluciné