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Le constat reste inchangé. Les anglo-saxons nous prouvent encore chaque jour qu'ils sont et restent les meilleurs créateurs en ce qui concernent le doom-metal. Le duo Mills/Birch nous l'avait signalé dès son premier opus qui mine de rien, au fil des mois, à gagné les faveurs de toute l'équipe au point que le consensus ne peut être ignoré en nos rangs. Une première ou presque. Parmi les rares exemples qui me viennent à l'esprit, hormis le Sabb', Electric Wizard ou Evoken, et encore, cela se cantonnant à un album ou deux en général, difficile il est de réunir les personnalités bien distinctes qui font la richesse (ou la médiocrité selon les points de vues qui nous sont parvenus) de ce site. O n en soulignera d'autant plus la performance.
Toujours est il que cette seconde merveille va peut être me faire mentir, mais vous saurez donc déjà de quel côté je me range.
Ambiance éthérée, chant tout aussi hanté, mysticisme, occultisme, sorcellerie, folklore, littérature gothique, les sujets traités et les motivations des deux musiciens (passés depuis à pour la scène) sont restés tout aussi prévisibles que le contenu sonore. On a légèrement perdu le coté poussiéreux qui faisait une grand partie du charme d' 'Embrace...', prolongation surprise et alors bienvenue du plaisant 'Witchcult Today', au profit d'une ambiance plus sépulcrale et caverneuse, un ça organique et suintante, ravivant le plaisir du souvenir d'un monstrueux 'Caress of the Void'...
N'allez pas pour autant penser que les britanniques surfent sur un quelconque effet de mode. Au contraire, leur doom metal racé possède sa personnalité qui va sans doute devenir typiquement reconnaissable et les enfermer dans carcan dont certains lui reprocheront un jour son monolithisme ou un trop grand éloignement, mais qui sait pour l'instant sait surtout et justement évoquer les ténors sans pour autant penser à une bête copie. Les interludes sombres et menaçant créés à l'aide d'un simple piano et quelques notes sourdes de basse suffisent à prouver que Steve Mills sait mener sa barque là où il l'entend et n'attend surement pas la prochaine livrée des toxicomanes du Dorset pour travailler sur ses prochains morceaux.
C'est d'ailleurs sans doute le seul reproche que je me permettrai de faire, en bon auditeur et fan ingrat qui ne sait pas se contenter de qu'on lui offre. Ce disque sorti assez rapidement, un an et demi à peine après son prédécesseur nous a permis de ne pas ronger excessivement notre frein, mais aussi grande soit la qualité de ces compositions (et dieu sait si elle l'est), la durée est abominablement courte et deux écoutes affilées suffisent à peine à calmer mon appétit d'album aussi classieux et je le souhaite, marquants. -A Clarion Call, Février 2010
The shadow over atlantis en trois mots : occulte, rituel, sépulcral