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OK, on oublie tout d'Harvey Milk, leur Heavy Rock aussi incroyable que bruitiste et difficile d'accès, on oublie les enclumes, on oublie le non groove, on oublie les perceuses et les stridences. A la place Harvey Milk nous sert en 1997 son album défouloir, dont l'effet jouissif est trente fois décuplé de savoir que oui, ce sont bien les trois même types d'Athens qui nous sortent leur hommage à ZZ Top, qu'ils ont juste décidé d'aligner les riffs qui tuent, les refrains qui re-tuent et leur touche de génie qui re-re-tue par dessus uh. Les cinq minutes ne sont dépassées qu'une fois, pour la quasi traditionnelle balade, électrifiée et bluesy comme pas deux ici, irrésistible bien sur, à vif grâce à Creston et sa grosse voix qui tranche forcément, mais qui apporte tellement de chaleur. Et puisque qu'on discute chaleur, tous les autres titres le sont, chauffés à blanc par le rock sudiste le plus redneck qui soit, boogie à en crever la bouche ouverte sur le dancefloor. Parce que des tubes pour zouker il n'y a à peu près que ça ici, du parfait Get It Up & Get It On introductif à l'ultime et absolu missible de l'album qu'est Misery, et ça continue sans cesse avec comme seule pause la douceur précitée.
Rien à voir avec aucun des autres albums donc, à prendre comme ils doivent le prendre eux même, une immense sucrerie à gober sans honte, sans limite de tours et surtout surtout, sans limite de volume.
-lucas, Janvier 2010
The Pleaser en trois mots : Boogie, Zouk, Brulant