
| A crimson cosmos | The neonai >> |
Il est minuit tapante. Soit vous allez vous coucher pour préparer votre rude journée de demain, soit au choix êtes en train de vous achever à la prune dans un lupanar bon marché, pour oublier votre tout aussi rude journée d'aujourd'hui, profitez-en. De mon côté, j'écoute tranquillement Crimson Cosmos à la lampe de chevet. Ce chouette petit disque, le premier de Lake of Tears qui prend une véritable tournure psychédélique, après deux albums marqués par Tiamat et qui jusqu'ici ne m'ont pas spécialement émoustillé. Ce qui est certain, c'est qu'à l'image de sa pochette de Kristian Wåhlin, ce disque est rose, acidulé et crapaud magique. Les morceaux sont super simples avec des rythmiques binaires efficaces, le chant heavy est à la fois rocailleux et merveilleusement radiophonique, les guitares sont mélodieuses et collent aux dents comme des bonbons, et puis il y a plein d'arrangements folk pétillants et attentionnés façon Amorphis période Tuonela. Ces mecs sont quand même super forts, puisqu'ils arrivent aussi bien à composer une gentille ballade doom rose-fuschia avec When my Sun Comes Down qu'une bombe de mauvais goût primesautier, genre générique de Tournez-Manège avec Devil's Dinner. Lady Rosenred est aussi un morceau que j'affectionne particulièrement avec son chant féminin câlin et nounours, sa structure admirablement candide et sa ligne de basse débonnaire. Je pourrais aussi parler de The Four Strings of Mourning, avec ses riffs goût fruit des bois, ou de Raistlin and the Rose, plus décalé et mignon que Cathedral quand il était bébé, mais comme je sens que le marchand de sable est en train de passer, je vais rapidement conclure en vous disant que Crimson Cosmos est mon préféré de Lake of Tears, et puis je vais me coucher en le posant sur mon oreiller, ça m'aidera à faire de beaux rêves.-Rocky Turquoise, Janvier 2010 A crimson cosmos en trois mots : câlin, débonnaire, coupain