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J'ignore, pour tout vous avouer, quel a pu être l'accueil de ce disque en 1987, mais certainement, quand vingt ans plus tard on est amené à le découvrir, il y a toujours matière à rester coi d'interrogation.
Opera 4th commence par un éléphantesque morceau d'une demie-heure, qui déjà n'a strictement rien de doom. De l'ambient psychédélique au synthé, rondouillet, cosmique et onirique à souhait, dans le genre de ce qu'à pu faire Terry Riley sur Rainbow... Surprenant, pas désagréable, ni fabuleux. Bon, certainement.
Pour ce qui suit, c'est plus classique, et d'un niveau tout à fait comparable à ce qu'on pouvait trouver sur In the Darkness :
- Evil Metal est un morceau de rock enlevé, heavy et méchant, où Paul Chain s'égosille de façon démoniaque, tel un Bobby Liebling au meilleur de sa forme
- Bath-chair's Mary est plus standard, du trad doom super classe avec un excellent riff qui groove, des leads cristallines et mélancoliques, une rythmique vieillie, et les mêmes synthés space qui viennent se joindre à la fête vers la fin du morceau.
- Ressurection est un titre tout bonnement jouissif, ballade doom rock avant l'heure, orgue '70s, où l'on retrouve les lignes de chant fluettes et capricieuses qui font tout le charme de Paul Chain. Fabuleux.-Rocky Turquoise, Janvier 2010
Opera 4th en trois mots : chaleureux, vieilli, fluet