
| Lowest common denominator |
Que Dieu bénisse les '90s, cet âge d'or où l'on se préoccupait avant tout de botter des culs, où l'on se foutait éperdumment d'être original, pourvu qu'on fut efficace, où l'on pondait des disques de la trempe de ce premier Optimum Wound Profile, poing dans la gueule qui pète la molaire "Pitchshifter" à l'arrière, l'incisive "Ministry" à l'avant, et puis la dent de sagesse "Disrupt" du fond, que Dieu bénisse cette période d'intarissable opulence qui a enfanté des disques comme Lowest Common Denomitator par portées entières, avec son duo de vocalistes interchangeables qui s'époumonent en bons ouvrier anglais sur des riffs indus/crust - forcément quand on voit que Phil Vane a fait ses armes dans Extreme Noise Terror - avec la rythmique la plus linéaire et primitive de l'histoire, avec une total-attitude qu'on a même pas besoin de chercher pour avoir, avec des compos qui font saigner les oreilles et vomir ses tripes comme même Fudge Tunnel n'y est jamais parvenu.-Rocky Turquoise, Janvier 2010 Lowest common denominator en trois mots : '90s, saccage, équarisseur